Est-ce un soulagement d’être assuré de finir deuxième ?
En début de saison, personne ne croyait en nous, on s’est fait petit. Le Club avait des problèmes financiers, il fallait alléger la masse salariale, des joueurs comme Mbia ou Azpilicueta sont partis. On a su se battre, on a pu faire confiance au coach, aux joueurs, aux dirigeants et à notre unité pour réussir. On a été sur le podium dès la première journée. Si on est là aujourd'hui, ce n’est pas un hasard, on le mérite. On le doit à nous-mêmes et au Club car on n’a pas tout le temps eu le soutien qu’il fallait. On a été sifflé à domicile même en gagnant. On s’est battu, on est heureux, les supporters sont contents mais on aurait aimé avoir leur soutien dans les moments difficiles.
Pour résumer, Paris a de gros moyens et l’OM un gros cœur ?
On n’est pas aujourd'hui dans le même monde. Paris a trois joueurs pour un même poste, ils ont des moyens au-dessus de la moyenne, ils pourraient jouer le titre en Angleterre ou en Espagne. On ne peut pas comparer les deux clubs. L’OM a du cœur, des supporters, une unité et une rage de vaincre. Tout cela fait que nous sommes un beau deuxième.
Quel regard portes-tu sur ta saison ?
J’ai eu des hauts et des bas. J’ai été perturbé par des blessures. J’ai dépassé mon nombre de buts de l’année dernière, c’est l’essentiel. Je voulais aider l’équipe à terminer le plus haut possible. Je voulais me battre pour arriver en Champions League. Cette année, on a connu des périodes où Mathieu Valbuena tenait l’équipe, puis c’était André-Pierre Gignac, puis d’autres où c’était Jordan (Ayew), puis moi, ensuite Steve Mandanda. Tout le monde a su tirer son épingle du jeu. Ce n’est pas comme Paris avec Zlatan (Ibrahimovic) qui a tenu l’équipe tout au long de l’année.
L’OM a plus compté sur son collectif…
Les résultats montrent que l’on a été uni. On a souvent gagné 1-0 ou 2-1, il n’y a qu’en étant solidaire que l’on peutgagner comme ça. Cela montre que nous étions soudés. Notre quatuor offensif représente 32 buts (3 pour Valbuena, 7 pour J. Ayew, 13 pour Gignac et 9 pour A. Ayew), cela montre que tout le monde a travaillé pour l’équipe. Personne n’a bossé que pour lui.
Qu’a apporté Elie Baup ?
Beaucoup d’envie et de détermination. C’était difficile pour lui de venir à l’OM à cette période. Il a montré et transmis beaucoup de détermination et de sérénité. On a fini deuxième, c’est une année accomplie et collectivement, il faut garder ça. Elie Baup a été juste et correct avec tout le monde. Il a fait des choix sur et en dehors du terrain. Franck Passi a aussi fait un gros travail.
As-tu pris beaucoup de plaisir cette saison ?
Je me suis régalé. Il y a eu des moments forts, d’autres difficiles mais j’ai aimé l’état d’esprit. Humainement, j’ai vécu quelque chose de fort. J’espère que cela va rester comme ça, ainsi on pourra faire de belles choses.
Quel moment va te rester en mémoire ?
C’est le match contre Montpellier à domicile, on gagne 3-2 à la fin avec un but de Gignac. Cela montre bien notre état d’esprit. Il y a eu Valenciennes où Rod Fanni marque. Ce sont deux matches clefs à domicile.
Comment abordes-tu les deux derniers matches ?
Il n’y a plus la pression du résultat mais on est professionnel et on va tout faire pour bien terminer. Saint-Etienne joue l’Europe, c’est toujours un beau match, le stade sera plein, il faudra faire un résultat là-bas. On décompresse ensemble dans le vestiaire. On va prendre du plaisir sur les deux derniers matches, on pourra jouer libéré.

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